Le ramadan
Chaque année, le ramadan dure 29 à 30 jours et décale ses dates dans le calendrier civil, ce qui entretient de nombreuses questions sur sa définition et ses règles.
Le ramadan désigne le neuvième mois du calendrier islamique, appelé aussi calendrier hégirien, et par extension le jeûne, ou saoum, observé durant cette période. Les sources encyclopédiques et pédagogiques, dont Wikipedia et National Geographic, convergent sur ce point de base.
Ce mois occupe une place centrale dans l’islam. Les données disponibles indiquent qu’il s’agit d’un temps religieux, social et moral, marqué par le jeûne quotidien entre l’aube et le coucher du soleil, par des pratiques de prière renforcées et par des gestes de solidarité. Pour aller plus loin, les sections suivantes détaillent la définition, les dates, les règles et les exemptions.
Le ramadan est le neuvième mois du calendrier lunaire islamique. Par métonymie, le terme désigne aussi le jeûne accompli pendant ce mois, de l’aube au coucher du soleil. Dans la tradition islamique, ce jeûne constitue l’un des cinq piliers de l’islam.
Qu’est-ce que le ramadan exactement ?
Le ramadan renvoie d’abord à un mois précis du calendrier hégirien. Les sources citées, dont Human Appeal et Wikipedia, rappellent aussi que l’orthographe ramadhan existe dans certains usages de translittération de l’arabe.
Le mot vient de la racine arabe ar-ramad, souvent rattachée à l’idée de chaleur intense. Dans l’usage courant, le même terme désigne le mois et la pratique du jeûne qui l’accompagne. Pour aller plus loin, les repères suivants situent son origine, sa fonction et son cadre religieux.
Le ramadan, neuvième mois du calendrier islamique
Le ramadan occupe la neuvième place dans le calendrier hégirien, qui suit les cycles de la Lune. Ce calendrier compte des mois de 29 ou 30 jours, ce qui rend sa durée légèrement variable selon l’observation du croissant lunaire.
Un mois sacré de l’islam et l’un des cinq piliers via le jeûne
Le mois revêt un statut religieux majeur. Le jeûne du ramadan fait partie des cinq piliers de l’islam, selon les références universitaires et associatives citées, ce qui lui donne une place normative dans la pratique religieuse. Pour aller plus loin, les repères ci-dessous complètent ce cadre.
La tradition islamique rattache ce mois à la révélation du Coran au prophète Muhammad. Cette association explique son statut de temps sacré.
Il structure un jeûne quotidien, des prières supplémentaires et des dons. Le mois agit à la fois sur la pratique religieuse et sur la vie collective.
Le jeûne concerne les musulmans adultes qui remplissent les conditions requises. Des exemptions existent pour plusieurs situations de santé, d’âge ou de déplacement.
Pourquoi le ramadan est-il observé ?
Le ramadan ne se réduit pas à une abstinence alimentaire. Les sources religieuses et pédagogiques indiquent qu’il relie mémoire de la révélation, prière, maîtrise de soi et solidarité envers les personnes en difficulté.
Une enquête du Mans Université, menée pendant les ramadans 2022 à 2024 dans l’ouest de la France, décrit aussi ce mois comme une ascèse individuelle et un rite social favorisant l’identification collective et la compréhension d’autrui. Pour aller plus loin, les sous-parties suivantes précisent ce double objectif.
Le lien avec la révélation du Coran
Selon la tradition islamique, le Coran a été révélé au cours du ramadan. Cette référence explique l’intensification des lectures, des récitations et des temps de méditation pendant le mois.
Les objectifs spirituels, moraux et solidaires du jeûne
Le jeûne vise une purification spirituelle et un travail moral. Les ressources citées, dont Superprof et Human Appeal, mentionnent la patience, la gratitude, la retenue face à la colère, l’évitement de la médisance et le rappel concret de la précarité. Pour aller plus loin, les types de pratiques associées sont présentés ci-dessous.
Le mois intensifie le jeûne, la lecture du Coran et les prières du soir. Laylat al-Qadr occupe une place particulière dans cette dimension.
La pratique ne porte pas seulement sur la faim ou la soif. Elle implique aussi de limiter mensonge, insultes, injustice et colère excessive.
Les dons et l’entraide prennent plus de place pendant le mois. Plusieurs témoignages médiatiques insistent sur la valorisation des actes de charité.
Les travaux du Mans Université montrent des adaptations selon le travail, les études et le contexte de vie en France, avec une forte dimension de cohésion collective.
Pourquoi le ramadan change-t-il de date chaque année ?
Le ramadan ne suit pas le calendrier grégorien utilisé dans la vie civile. Il dépend du calendrier lunaire islamique, plus court qu’une année solaire, ce qui provoque un décalage annuel d’environ 10 à 11 jours.
Des exemples récents l’illustrent nettement. Des sources de presse mentionnent un début au 23 mars 2023, un début au soir du 28 février pour 2025, et une période du 18 février au 19 mars pour 2026. Pour aller plus loin, les deux mécanismes en jeu sont détaillés ci-dessous.
Le fonctionnement du calendrier hégirien lunaire
Le calendrier hégirien repose sur les cycles de la Lune. Comme son total annuel est plus court que celui du calendrier solaire, le mois de ramadan avance dans les saisons et peut tomber en hiver, au printemps ou en été selon les années.
Comment sont fixés le début et la fin du mois
Le début et la fin du mois reposent traditionnellement sur l’observation du premier croissant lunaire. Si la visibilité manque à cause des nuages ou de la brume, certaines autorités recourent à des calculs astronomiques. Les dates peuvent donc varier selon les pays et les instances, comme le comité saoudien ou le CFCM en France. Pour aller plus loin, la figure suivante résume ce principe.
Comment se déroule le jeûne pendant le ramadan ?
Pendant le ramadan, le jeûne s’applique chaque jour entre l’aube et le coucher du soleil. Cette organisation produit un rythme quotidien précis, structuré par les heures de prière et par la rupture du jeûne au moment du maghrib.
Les pratiques varient dans leurs détails culturels, mais le cadre religieux général reste stable. Les sources citées mentionnent l’abstention de nourriture, de boisson, de tabac et de relations sexuelles durant les heures de jeûne, ainsi qu’une discipline comportementale élargie. Pour aller plus loin, les règles quotidiennes sont précisées ci-dessous.
De l’aube au coucher du soleil : durée et rythme quotidien

Le jeûne commence au fajr et se termine au maghrib. Sa durée quotidienne change selon la saison et la latitude, ce qui signifie qu’une journée de jeûne en France en été peut être nettement plus longue qu’en hiver.
Que peut-on manger ou boire pendant les heures de jeûne ?
Pendant les heures de jeûne, il n’est pas permis de manger ni de boire. La rupture intervient après le coucher du soleil, souvent avec des dattes selon un usage largement répandu, puis avec le repas d’iftar et les prières du soir.
Les autres interdits et la discipline de comportement
Les références pédagogiques ajoutent d’autres interdits pendant la journée, notamment fumer et avoir des relations sexuelles. Elles soulignent aussi qu’un jeûne complet suppose d’éviter la médisance, le mensonge, les insultes et les comportements injustes. Pour aller plus loin, la citation et les exemples suivants montrent la portée concrète de cette pratique.
Le ramadan associe abstinence physique, discipline morale et intensification des actes de solidarité.
Premier exemple, dans de nombreux foyers, l’iftar réunit la famille ou le voisinage après le coucher du soleil. Cette dimension sociale ressort fortement dans les travaux du Mans Université consacrés aux ramadans 2022, 2023 et 2024.
Deuxième exemple, des adaptations professionnelles ou sportives apparaissent selon les contextes. Des médias ont relevé des cas où des sportifs peuvent rompre le jeûne dans des conditions encadrées par les nécessités de santé ou de compétition.
Troisième exemple, le témoignage de Mohamed B., relayé par Brut, insiste sur la place des dons durant le mois et sur la conviction que les bienfaits accomplis pendant cette période sont davantage valorisés. Pour aller plus loin, la figure suivante montre le cadre quotidien de la rupture du jeûne.
Qui doit faire le ramadan et qui peut être dispensé ?
Le jeûne du ramadan concerne en principe les musulmans adultes aptes à le suivre. Les sources citées prévoient toutefois plusieurs dispenses afin de tenir compte de l’âge, de la santé ou de situations particulières.
Le cadre n’est donc pas uniforme. Il combine obligation religieuse, allègement pour les personnes fragiles et possibilités de rattrapage ou de compensation. Pour aller plus loin, les cas les plus courants figurent ci-dessous.
Les principales exemptions prévues
Les exemptions concernent notamment les personnes malades, les voyageurs, les femmes enceintes, allaitantes ou en période de menstruation, les enfants prépubères, certaines personnes âgées et les personnes atteintes de troubles mentaux ou physiques. Ces catégories apparaissent de manière récurrente dans les sources pédagogiques et religieuses citées.
Comment rattraper des jours de jeûne manqués ou compensés ?
Le rattrapage dépend de la situation. Le JDD rappelle par exemple que les jours non jeûnés pendant les menstruations doivent être rattrapés avant le ramadan suivant. Lorsqu’un rattrapage n’est pas possible, une fidya peut s’appliquer, évaluée à environ 9 euros par jour dans la source citée. Pour aller plus loin, les questions fréquentes reviennent sur ces distinctions.
Quels sont les temps forts du ramadan ?
Le ramadan comprend des moments quotidiens et des temps plus exceptionnels. Chaque soir, l’iftar met fin au jeûne, tandis que certaines nuits prennent une valeur religieuse plus forte, notamment Laylat al-Qadr.
La fin du mois ouvre ensuite sur l’Aïd el-Fitr, qui marque la rupture du jeûne à l’échelle collective. Plusieurs sources rappellent aussi l’existence d’une aumône spécifique de fin de mois, la zakat al-fitr. Pour aller plus loin, les deux temps forts principaux sont détaillés ci-dessous.
Laylat al-Qadr, la nuit du Destin
Laylat al-Qadr, souvent traduite par nuit du Destin ou nuit de l’Honneur, fait partie des moments les plus marquants du ramadan. La tradition islamique l’associe aux premières révélations du Coran et les pratiques de prière y sont souvent intensifiées.
L’iftar au quotidien et l’Aïd el-Fitr à la fin du mois

L’iftar rythme chaque journée de jeûne, alors que l’Aïd el-Fitr clôt le mois entier. Cette fête combine dimension religieuse, rassemblements familiaux et dons, avec des pratiques qui peuvent varier selon les pays et les milieux sociaux. Pour aller plus loin, la figure suivante illustre cette transition entre fin de journée et fin de mois.
Quels points soulèvent le plus souvent des questions ?
Non. Le ramadan désigne d’abord le mois, alors que le saoum désigne le jeûne. Dans l’usage courant, le mot ramadan sert souvent à désigner les deux par simplification.
Les autorités religieuses ne s’appuient pas toujours sur la même méthode. Certaines privilégient l’observation locale du croissant lunaire, d’autres intègrent davantage les calculs astronomiques.
Non. Les sources citées incluent aussi l’abstention de boisson, de tabac et de relations sexuelles pendant la journée. Elles ajoutent une exigence morale portant sur la parole, la colère et le comportement juste.
Non, la maladie fait partie des exemptions reconnues. Selon la situation, la personne peut rattraper les jours manqués plus tard ou verser une fidya lorsqu’aucun rattrapage n’est possible.
L’iftar correspond à la rupture quotidienne du jeûne après le coucher du soleil. L’Aïd el-Fitr est la fête qui marque la fin du mois entier de ramadan.
Le ramadan combine un cadre religieux précis, un calendrier lunaire mobile et des règles quotidiennes codifiées. Les données disponibles montrent aussi qu’il ne se limite pas à l’abstention alimentaire, puisqu’il articule pratique spirituelle, discipline morale et solidarité concrète.


